Nadia Chahed
27 Septembre 2017•Mise à jour: 27 Septembre 2017
AA/Abidjan/Fulbert Yao
Des individus armés ont attaqué mardi un commissariat de police dans le Nord d'Abidjan, emportant des armes, sans faire de victimes, a appris Anadolu d’une source sécuritaire.
"Cinq individus habillés en tenues civiles ont attaqué mardi en début d'après midi le commissariat du 34ème arrondissement de police, situé à Abobo Baoulé. Ils ont emporté deux kalachnikov et une radio", a expliqué la même source qui a préféré garder l'anonymat.
Cette nouvelle attaque fait suite à plusieurs autres attaques similaires commises depuis le 19 août dernier, date à laquelle, l’école nationale de police de Cocody (banlieue d'Abidjan) a été attaquée par des individus armés non identifiés qui ont fait un mort et un blessé parmi les forces de l'ordre. Celle-ci a été suivie par une série d'autres attaques.
Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité Diakité Sidiki avait annoncé, début septembre, l’arrestation de 35 personnes impliquées dans ces attaques armées, dont la plupart « avait déjà été impliquées dans des attaques similaires au cours de la période 2012-2014. Arrêtées et incarcérées, elles avaient été libérées dans le cadre du dialogue politique et du processus de réconciliation nationale».
Sidiki avait expliqué que ces attaques « s’inscrivent dans un projet de déstabilisation impliquant- notamment des responsables politiques aussi bien à l’intérieur qu’a l’extérieur du pays »
Parmi les instigateurs, le ministre de l’intérieur et de la sécurité a cité les noms d’ex-partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo à savoir « Damana Pickas, en exil au Ghana, Stéphane Kipré, en exil, Lobogonon Henry, recherché et le Lieutenant Pehe Emmanuel, recherché ».
Le 10 septembre, le président ivoirien Alassane Ouattara, annonçait, en marge du congrès de son parti, l’émission de mandats d’arrêt internationaux à l’encontre des commanditaires de ces actes.