Afrique

Congo-Brazzaville: plusieurs morts dans des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants anti-référendum

A Brazzaville, deux personnes ont été tuées, selon des témoins oculaires, tandis que 6 autres seraient mortes à Nkayi (Centre Sud), selon des médias locaux.

Esma Ben Said   | 20.10.2015
Congo-Brazzaville: plusieurs morts dans des affrontements entre forces de l'ordre et manifestants anti-référendum

Brazzaville

AA/Brazzaville/Pointe Noire/Jonas Massengo/Loughri Dimtalba

Plusieurs personnes ont été tuées, mardi, lors d’affrontements dans plusieurs villes du Congo Brazzaville entre forces de l’ordre et manifestants opposés au référendum de dimanche qui pourrait permettre au président congolais Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016, a appris Anadolu de sources concordantes.

A  Brazzaville, des tirs nourris ont été entendus dès mardi matin, alors que les manifestants ont tenté de se rassembler dans les quartiers sud de la capitale, un des bastions de l’opposition.

Plusieurs barricades ont été érigées par des manifestants qui ont également brûlé des pneus, tandis que les forces de l’ordre (policiers et gendarmes déployés en nombre) ont dispersé les manifestants en faisant usage de balles réelles, selon un correspondant de Anadolu sur place.

Selon un témoin oculaire joint par Anadolu deux personnes ont été tuées dans la capitale, « l'une par balle et l'autre écrasée par les véhicules de la police. »

Aucune confirmation concernant ces morts n'a pu être obtenue du côté des forces de l’ordre jusqu’à 12h GMT.

D’après le média local « BrazzaNews », six morts ont également été enregistrés dans la ville de Nkayi ( centre sud à environ 250 km de Brazzaville).

A Pointe Noire (Extrême-Sud), plusieurs scènes d’affrontements et de pillages ont également été enregistrées selon  un second correspondant sur place. Aucun bilan de pertes en vie humaine, n’a en revanche pu être obtenu mais plusieurs blessés ont été enregistrés, selon des sources médicales.

Le président Denis Sassou Nguesso, 72 ans (dont une trentaine d'année à la tête du pays), ne peut pas briguer de troisième mandat au regard de la Constitution actuelle. En revanche, si le texte soumis à consultation dimanche prochain était adopté, il pourrait alors conserver son poste.

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