Mona Saanouni
29 Juillet 2019•Mise à jour: 30 Juillet 2019
AA/Khartoum
Le Comité des Médecins relevant de l’Opposition soudanaise a annoncé, lundi, que 5 manifestants, dont 4 étudiants, ont été tués lors des manifestations dans la ville soudanaise d'al-Abyad.
Ces manifestations ont eu lieu en protestation contre les résultats de la commission d’enquête, relevant du ministère public, en ce qui concerne la dispersion du sit-in de la capitale Khartoum il y a près de deux mois.
Dans un communiqué, dont Anadolu a eu copie, le Comité central des médecins du Soudan a souligné que 5 manifestants, dont 4 étudiants, ont été tués par les balles directes des snipers, dans la ville d’al-Abyad, alors qu’ils manifestaient pacifiquement.
Le communiqué précise qu’il existe un grand nombre de blessés, dont certains grièvement. Il souligne que le comité présenterait plus de détails ultérieurement.
Cependant, le comité n’a pas précisé la provenance des snipers, sauf que les manifestants ont indiqué qu’ils appartiennent aux forces de réponse rapide de l’armée.
Aucun commentaire n’a été obtenu de la part du Conseil militaire transitionnel au pouvoir.
Des témoins oculaires ont déclaré à Anadolu que des centaines d’élèves des écoles secondaires dans la ville d'al-Abyad, sont sortis dans des manifestations pour protester contre les résultats de la commission d’enquête, relevant du ministère public, en ce qui concerne la dispersion du sit-in de la capitale Khartoum il y a près de deux mois.
Les mêmes sources ont souligné que « les lycéens ont bloqué les rues principales et ont brûlé des pneus pour exprimer leur colère à l’égard des résultats de l’enquête ».
Une source médicale a, pour sa part, déclaré à Anadolu que 5 personnes ont été tuées par balles lors des manifestations et d’autres, dont le nombre n’a pas été défini, ont été blessées.
La source a ajouté que « des milliers de manifestants se rassemblent devant la morgue de l’hôpital d'al-Abyad ».
Le ministère public avait indiqué, samedi, que 9 hauts officiers seraient soumis à des mesures judiciaires pour avoir commis des crimes contre l’Humanité, lors de la dispersion du sit-in de Khartoum il y a près de deux mois.
Le président de la commission d’enquête, Fath al Rahman Saïd, a démenti, lors d’une conférence de presse, l’existence de cas de viol ou de brûlure au feu, selon l’enquête. Il a précisé que les corps retrouvés au Nil, et qui avaient les pieds attachés, n’ont pas de lien avec la dispersion du sit-in.