Afrique

Centrafrique : inculpé pour crimes contre l'humanité, le ministre Hassan Ali Bouba exfiltré par des gendarmes

Nadia Chahed   | 27.11.2021
Centrafrique : inculpé pour crimes contre l'humanité, le ministre Hassan Ali Bouba exfiltré par des gendarmes

Cameroon

AA/Peter Kum

Le ministre centrafricain de l’Elevage Hassan Ali Bouba, ancien haut cadre du groupe rebelle UPC, a été exfiltré vendredi de sa prison à Bangui par des gendarmes et conduit chez lui, a annoncé la Cour pénale spéciale.

Alors qu'il devait être présenté vendredi devant des juges d’instruction, Hassan Ali Bouba, ministre centrafricain de l’Elevage et de la Santé animale « a été exfiltré de son lieu de détention et reconduit par la gendarmerie nationale à son domicile», a annoncé la Cour pénale spéciale centrafricaine dans un communiqué.

La Cour pénale spéciale « condamne fermement » ce comportement des autorités militaires et déplore cette entrave « au bon fonctionnement de la justice » en RCA.

Le ministre de l’Elevage Hassan Ali Bouba, ancien haut cadre du mouvement rebelle Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), avait été arrêté le 19 novembre dernier à Bangui dans le cadre d’une enquête de la Cour pénale spéciale.

La Cour pénale spéciale a publié un communiqué de presse le 22 novembre indiquant que Bouba avait été arrêté, sans donner de détails sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre qui lui sont reprochés.

Cet ancien coordonnateur politique de l’UPC avait été cité dans plusieurs rapports du groupe d'experts de l'ONU comme auteur de graves violations des droits de l'homme dans les zones sous contrôle de l'UPC.

Son arrestation le 19 novembre dernier avait suscité des réactions de satisfaction tant en République centrafricaine qu’à l’étranger.

« L’UPC s’est rendue responsable de nombreux crimes graves en République centrafricaine depuis 2014 », avait déclaré dans un rapport le 24 novembre, Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale chez Human Rights Watch.

« L’arrestation de Bouba envoie un message fort, à savoir que même les plus puissants peuvent se retrouver sous le coup de la loi, tout en redonnant aux nombreuses victimes des crimes de l’UPC l’espoir qu’elles pourront un jour obtenir justice », avait souligné l’ONG.

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