Afrique

Cameroun : vives tensions dans la péninsule du Bakassi

- Entre l’armée camerounaise et les indépendantistes Biafras.

Lassaad Ben Ahmed   | 25.10.2021
Cameroun : vives tensions dans la péninsule du Bakassi

Cameroon

AA / Yaoundé / Peter Kum

« La tension est de plus en plus vive à la péninsule de Bakassi après que des soldats camerounais aient tué deux membres de la Biafra Nations League (BNL) », a annoncé sur son site, dimanche, le mouvement séparatiste nigérian.

Akan Ime, membre de la Ligue des Nations du Biafra a confirmé à l’Agence Anadolu que la tension est montée à Bakassi, samedi, quand des soldats camerounais ont tué deux membres de la BNL.

Selon ce témoin, l’armée camerounaise a ouvert le feu sur des miliciens du mouvement séparatiste nigérians qui montaient des barricades sur la route liant le Cameroun au Nigéria dans la péninsule de Bakassi.

« La semaine dernière, les leaders indépendantistes de la BNL avaient ordonné la fermeture de la frontière au Sud-est du Nigéria, par rapport au procès de leur leader du Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (Ipob), Nnamdi Kanu. Nous avons observé la fermeture de plusieurs axes routiers frontaliers », a rapporté, lundi, le journal nigérian, National Daily.

« En attendant un communiqué officiel de l’incident qui a occasionné la mort de deux séparatistes nigérians à la péninsule de Bakassi, les milices du mouvement indépendantiste Biafra s’apprêtent à affronter les forces camerounaises stationnées à la frontière du Nigéria », a annoncé National Daily.

Abuja et Yaoundé n’ont pas encore communiqué sur cette nouvelle crise à la frontière.

Pour rappel, Bakassi est l'extension de la péninsule de Calabar dans le golfe de Guinée. Ce territoire de 1 000 km2 situé à la frontière entre le Nigeria et le Cameroun avait fait l'objet d'un sérieux contentieux entre les deux pays.

Précédemment administrée par le Nigéria, cette péninsule est devenue depuis le 14 août 2008 un territoire camerounais.

Nnamdi Kanu, le chef du Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra, accusé de « terrorisme » et de « trahison » par Abuja, était au tribunal, jeudi 21 octobre, pour le début de son procès.

Le mouvement sécessionniste Ipob qui cherche toujours à s’imposer dans la péninsule de Bakassi, avait appelé à une journée « ville morte ».

Dans un communiqué, dimanche, le Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra donne jusqu’au 4 novembre aux autorités nigérianes pour libérer leur leader.

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
A Lire Aussi
Bu haberi paylaşın