Afrique

Cameroun : un militaire décapité par des séparatistes anglophones dans la région de l'Ouest

- La région abritait la poule B de la Coupe d'Afrique des Nations.

Lassaad Ben Ahmed   | 26.01.2022
Cameroun : un militaire décapité par des séparatistes anglophones dans la région de l'Ouest

Cameroon

AA / Yaoundé / Peter Kum

Un militaire camerounais a été tué et décapité, mardi, par un groupe armé du mouvement sécessionniste anglophone à Galim, localité située dans la région de l’Ouest du Cameroun, a appris l'Agence Anadolu, mercredi, du gouverneur de la région.

« Les soldats qui effectuaient une patrouille motorisée à Galim, localité limitrophe avec la région du Nord-Ouest, sont tombés dans une embuscade des séparatistes », a expliqué le gouverneur Fonka Awa Augustine.

« Un soldat a été décapité à la machette et sa tête et arme emportées. D’autres soldats ont été aussi blessé », a-t-il ajouté.

Les séparatistes qui ont revendiqué l’attaque, ont publié une vidéo choquante filmée lors de ce meurtre.

« Nous sommes venus du Nord-Ouest en mission spéciale à l’Ouest pour finir avec vous. Notre mission est accomplie donc nous rentrons chez nous », ont déclaré les séparatistes dans l’enregistrement.

Cette attaque s’est déroulée à Galim dans la région de l’Ouest du Cameroun où était logée la poule B de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).

La question sécuritaire demeure l’un des principaux enjeux de l’organisation des matchs surtout dans les régions anglophones du Cameroun, en proie à une rébellion armée depuis bientôt cinq ans.

À l’approche de la compétition, les forces de défense camerounaises avaient renforcé le dispositif dans les villes des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en multipliant les effectifs de soldats qui y sont déployés.

Ce déploiement de forces n’a cependant pas permis d’empêcher les attaques.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, qui dénoncent régulièrement les exactions commises tant par les groupes séparatistes que par des membres de l’armée camerounaise, ont appelé à un cessez-le-feu, à l’instar de International Crisis Group (ICG).

Human Right Watch (HRW) a, pour sa part, demandé aux autorités camerounaises de « ne pas tenir de rencontres » dans les zones touchées par la crise, sans être entendue.

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