Afrique

Cameroun: satisfaction internationale après la libération de prisonniers politiques

Lassaad Ben Ahmed   | 09.10.2019
Cameroun: satisfaction internationale après la libération de prisonniers politiques

Cameroon

AA / Yaoundé / Peter Kum

Plusieurs réactions favorables ont été enregistrées suite à la libération, le 5 octobre sur décision présidentielle, d’une centaine d’acteurs politiques camerounais, dont l’opposant Maurice Kamto.

La dernière en date de ces réactions a été émise mardi par Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

« Cette décision prise par le gouvernement ouvrira la porte à un dialogue constructif à plus long terme, pour permettre au Cameroun de s’attaquer aux causes profondes et aux griefs sous-jacents d’une partie importante de la population, qui se sentait exclue », a-t-elle indiqué dans une déclaration à la presse.

Pour sa part, l’Union Européenne a déclaré, dimanche, dans un communiqué que « cela facilitera probablement la recherche de solutions aux défis auxquels le pays est confronté » depuis quelques années.

Le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat s’est, lui aussi, félicité « des mesures d’apaisement prises par le Président Paul Biya notamment la libération de prisonniers et la cessation de poursuite judiciaires».

Aussi, tout en félicitant la décision de Paul Biya, la chancellerie américaine au Cameroun a démontré « l’affirmation de l’engagement du gouvernement en faveur des libertés fondamentales » au Cameroun.

La France, quand-à elle, « encourage les autorités et tous les responsables politiques à entretenir la dynamique actuelle dans l’esprit de dialogue et de concorde ».

Pour rappel, Maurice Kamto, arrivé deuxième à la présidentielle d'octobre 2018, avait contesté la réélection de Paul Biya.

A la suite d'une manifestation, fin janvier, pour protester contre les résultats officiels de ce scrutin, il avait été arrêté et emprisonné au côté de plusieurs dizaines de ses partisans.

« Je ne vous trahirai jamais ! », a réaffirmé l’opposant Kamto à ses partisans à sa sortie de la prison le 5 octobre.

Pour rappel, le geste du président camerounais intervenait à la suite d’un « débat national » sur la crise anglophone, qui a eu lieu du 30 septembre au 4 octobre et dont les principales recommandations appellent à accorder un statut spécial aux régions anglophones.

Au lendemain de la décision présidentielle, le tribunal militaire de Yaoundé a ordonné l'arrêt des poursuites et la remise en liberté de 104 opposants camerounais, dont le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, candidat malheureux à l'élection présidentielle de 2018.


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