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Cameroun : deux civils tués par Boko Haram dans l'Extrême-Nord

- Trois attaques simultanées ont été menées dans la nuit de dimanche à lundi.

Lassaad Ben Ahmed   | 04.11.2019
Cameroun : deux civils tués par Boko Haram dans l'Extrême-Nord

Cameroon

AA / Yaoundé / Peter Kum

Le groupe terroriste Boko Haram a mené trois attaques simultanées dans la nuit de dimanche à lundi dans l’Extrême-Nord du Cameroun, tuant au moins deux civils, a appris Anadolu de source sécuritaire.

« Dimanche soir, deux charbonniers à bord de leurs motocyclettes sortant de Kangarwa pour rejoindre la ville de Mora, sont tombés dans une embuscade de Boko Haram », a rapporté le commandant du secteur 1 de la Force mixte multinationale (FMM), le Général Bouba Dobekréo.

« Les deux charbonniers ont été abattus et leurs motocyclettes emportées par les combattants de Boko Haram », a-t-il précisé en ajoutant que les deux corps, gisant sur une mare de sang, ont été retrouvés dimanche nuit par des riverains de Mora.

D’après le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa, deux autres attaques de Boko Haram ont été enregistrées dans la même nuit, de dimanche à lundi, dans le canton de Kolofata, situé près de la frontière avec le Nigéria.

« Vers minuit (heure locale), deux groupes de Boko Haram ont simultanément attaqué les villages Guedero et Zize. Il n’y a pas eu des pertes en vies humaines, mais les assaillants ont cambriolé plusieurs domiciles, volés des denrées alimentaires, des effets vestimentaires et emportés des troupeaux bovins », a souligné le gouverneur Bakari.

Ces attaques interviennent quelques jours seulement après d’autres attaques dans la même localité, faisant cinq morts.

Actif depuis 2014 en Extrême-nord du Cameroun, Boko Haram a tué plus de 2.000 personnes, selon un bilan établi par des ONG.

Les répercussions humanitaires des attaques perpétrées par Boko Haram sont de plus en plus préoccupantes.

Plus de 475 000 personnes se sont déplacées, selon un rapport de l'ONU publié en juin dernier.

Fin 2018, le président camerounais Paul Biya avait créé le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR) en vue de superviser et de gérer le retour à la vie civile des ex-combattants de Boko Haram, ainsi que des séparatistes armés dans les régions anglophones du pays.

Le 31 octobre dernier, 36 membres de Boko Haram se sont rendus aux autorités dans le village de Choloba (Fotokol), localité située dans le Lac Tchad d’après le gouverneur de l’Extrême-Nord.

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