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Côte d'Ivoire / Présidentielle : la Cedeao appelle l’opposition à reconsidérer sa position

- Concernant le boycott de la présidentielle et l'adhésion au mouvement de "désobéissance civile".

Lassaad Ben Ahmed   | 19.10.2020
Côte d'Ivoire / Présidentielle  : la Cedeao appelle l’opposition à reconsidérer sa position

Cote d'Ivoire

AA / Abidjan / Fulbert Yao

Au terme d'une mission à Abidjan, une délégation de la Communauté des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao) a appelé lundi, les candidats de l'opposition Henri Konan Bedié et Affi Nguessan à reconsidérer leur décision de boycott de la présidentielle et d'adhésion au mouvement de la désobéissance civile.

«La mission a exhorté les candidats à la présidentielle PDCI et FPI à reconsidérer sérieusement la décision de boycotter l’élection et d’appeler leurs partisans à adhérer à la désobéissance civile pour protester contre le processus électoral, mais plutôt à œuvrer de façon sérieuse pour parvenir à un consensus sur le processus électoral puisqu’il pourrait ne pas être en mesure de contrôler les excès qui pourraient résulter de leurs appels à la désobéissance civile», indique une déclaration finale de la délégation.

Conduite par Shirley Botchwey, ministre ghanéenne des Affaires étrangères, la délégation de la Cédéao, était arrivée dimanche en Côte d'Ivoire pour la deuxième mission de médiation en deux semaines.

La mission a exhorté, en outre, « les autorités compétentes à inviter les forces de sécurité à rester neutres, impartiales et professionnelles dans l’exercice de leurs fonctions », appelant les «candidats et partisans à faire preuve de tolérance et à éviter des propos incendiaires et des discours haineux qui pourraient conduire à la violence et rendre responsables les auteurs et commanditaires, soit individuellement soit de manière collective ».

La mission avait rencontré le chef de l’Etat, le ministre en charge de la sécurité, le Premier ministre ainsi que les candidats Henri Konan Bédié et Affi Nguessan, respectivement président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et du Front populaire ivoirien (FPI) et Kouadio Konan Bertin.

L’intervention de la CEDEAO intervient dans un contexte marqué par des violences pré-electorale.

L'opposition, qui laisse planer le doute sur un boycott de l'élection présidentielle depuis des semaines, demande une réforme du Conseil constitutionnel et de la Commission électorale indépendante.

Elle avait appelé le 15 octobre ses militants à une campagne de "désobéissance civile" et à boycotter "les opérations électorales », estimant que la candidature du président Alassane Ouattara est illégale.

Lundi, une personne est morte et plusieurs ont été blessées à Bonoua (60 km d’Abidjan), dans des manifestations, selon des témoins et des médias locaux.

A Abidjan, des échauffourées avaient également eu lieu lundi matin entre les forces de l'ordre et des étudiants en grève qui manifestent à l'appel du puissant syndicat "Fesci", proche de l'opposition, pour protester contre des frais scolaires et universitaires. Au moins trois véhicules ont été brûlés.

Samedi des affrontements à Bongouanou (Est ivoirien) avaient fait au moins trois morts selon le front populaire ivoirien (FPI, parti de l’opposant Affi Nguessan)

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