Jean Bosco Nzosaba
22 Juillet 2026•Mise à jour: 22 Juillet 2026
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a alerté, à travers un rapport publié mercredi, sur « des risques accrus liés au phénomène climatique super El Niño 2026-2027 » au Burundi.
« Le Burundi est confronté à des risques accrus liés au super El Niño 2026-2027, avec des pluies torrentielles, des inondations et des glissements de terrain qui menacent des moyens de subsistance déjà fragiles » , a déclaré l’agence onusienne chargée de l’alimentation.
En vue de renforcer l’alerte précoce, la cartographie des zones critiques et les actions préventives afin de protéger les vies et les moyens de subsistance, le Programme alimentaire mondiale collabore avec le gouvernement burundais et ses partenaires.
« Investir dès maintenant dans la préparation permettra de réduire les pertes futures et de garantir la continuité de l’assistance et les acquis du développement », a fait remarquer l’agence onusienne.
En parlant de la sécurité alimentaire dans le pays, le PAM a déclaré que le Burundi est classé en phase 3 de l’Indice de classification de la sécurité alimentaire avec 1,8 million (environ 15% de la population) de personnes en situation de « crise alimentaire ».
En juin dernier, l’Organisation météorologique mondiale, OMM, a alerté sur l’imminence d’un El Niño potentiellement puissant : « Nous devons nous préparer à un épisode El Niño potentiellement puissant, qui exacerbera la sécheresse et les fortes pluies et augmentera le risque de vagues de chaleur à la fois sur les terres émergées et dans les océans », a déclaré Celeste Saulo, Secrétaire générale de l’OMM.
Lors de tels épisodes, l’Afrique de l’est est généralement frappée par des pluies torrentielles et des crues dévastatrices. Les excès d'eau détruisent les habitations et favorisent la prolifération de maladies hydriques comme le choléra et le paludisme.