Afrique

Burkina Faso : manœuvres militaires avec la participation de 2000 soldats de 30 pays

- Le Burkina abritera le « Flintlock 2019 » du 18 février au 1er Mars

Lassaad Ben Ahmed   | 17.02.2019
Burkina Faso :  manœuvres militaires avec la participation de 2000 soldats de 30 pays

Burkina Faso
AA / Ouagadougou / Wendyam Valentin Compaoré

Une trentaine de pays participent aux manœuvres militaires « Flintlock 2019 » qui auront lieu du 18 février au 1er mars dans divers endroits au Burkina Faso, a annoncé dimanche, l'état-major général des armées du Burkina Faso dans un communiqué.

Ouagadougou, Pô et Bobo Dioulasso sont les villes qui ont été choisies pour abriter cet important exercice militaire multinational, auquel prennent part plus de 2000 militaires, sous l’égide des unités spéciales américaines en Afrique.

“Flintlock est un exercice militaire et de maintien de l’ordre public intégré annuel qui, depuis 2005, consolide les forces des principaux pays partenaires en Afrique du Nord et de l’Ouest, ainsi que les forces d’opérations spéciales occidentales”, peut-on lire dans le communiqué de l'État-Major général des armées du Burkina Faso, Moise Minoungou.

Il ajoute que “Flintlock est le premier et le plus important exercice annuel des forces d’opérations spéciales du Commandement des États-Unis pour l’Afrique”

- 30 pays y participent.

Selon un communiqué du commandement des forces américaines en Afrique (Africom), les pays africains qui y participent sont : l'Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap-Vert, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Tchad et la Tunisie.

Quant aux pays occidentaux, il s’agit de l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, la France, l'Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, le Royaume-Uni et la Suisse.

La même source ajoute que les manœuvres auront lieu au Burkin Faso, avec un « point d’appui important en Mauritanie ».

Cet exercice vise à renforcer la capacité des principaux pays partenaires de la région à lutter contre les organisations extrémistes violentes, à protéger leurs frontières et à assurer la sécurité de leurs populations explique l'ambassade des Etats Unis au Burkina Faso sur son site internet.

L’ambassade des Etats-Unis considère que l’exercice renforce les partenariats entre les forces d’opérations spéciales des pays africains et occidentaux, et les organismes d’application de la loi, augmentant ainsi leur capacité à travailler ensemble pendant les opérations multinationales continues et en réponse aux crises.

Pour rappel, le Sahel est en proie à des attaques récurrentes de l’organisation Al-Qaïda au Maghreb, de Boko Haram et d’autres groupes terroristes qui constituent, par ailleurs, un terrain de prédilection pour les trafiquants de drogue, des armes et les réseaux d’immigration clandestine.

Depuis avril 2015, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes dans plusieurs de ses régions notamment en Nord, le Sahel, ou encore l’Est. Des attaques qui ont fait plus de 300 morts. Un état d'urgence a été décrété depuis le 31 décembre dans sept des treize régions du pays.



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