Afrique

Barrage de la Renaissance: le Soudan souhaite user du mécanisme du Quartet international

Yasser Abbas, a déclaré lors d'une conférence de presse que toute négociation avec la même méthodologie précédente est une "tentative pour gagner du temps", et a exigé d’user du mécanisme du Quartet international dans les pourparlers

1 23   | 28.07.2021
Barrage de la Renaissance: le Soudan souhaite user du mécanisme du Quartet international

Sudan

AA / Khartoum

Le Soudan a exprimé, ce mercredi, sa réticence à s'engager dans un nouveau cycle de négociations autour du "Barrage de la Renaissance" avec la même méthodologie précédente, exigeant d’user du mécanisme du Quartet international dans les pourparlers.

Le ministre soudanais de l'irrigation et des ressources en eau, Yasser Abbas, a déclaré lors d'une conférence de presse qui s’est tenue dans la capitale, Khartoum, que "le Soudan n'entrera pas dans un cycle de négociations (autour du barrage de la Renaissance) avec la même méthodologie qu'avant sans que des changements ne lui soient apportés".

Et d’ajouter que "les exigences du Soudan demeurent les mêmes dans l’implication du mécanisme du Quartet international pour renforcer le rôle de l'Union africaine", lors des négociations autour du barrage éthiopien.

Le 9 mars dernier, l'Éthiopie a rejeté une proposition soudanaise, soutenue par l'Égypte, de former une médiation internationale quadripartite (impliquant les Nations Unies, les États-Unis et les Unions européenne et africaine), afin de faire aboutir les négociations autour du barrage, qui demeurent bloquées depuis 10 ans.

Abbas a estimé que toute négociation avec la même méthodologie précédente était une "tentative pour gagner du temps".

Il a également souligné que "l'Union africaine a échoué dans les négociations sur le barrage de la Renaissance".

Et d’expliquer que "les différends dans les négociations n'excédaient pas les 10 % après s’être mis d’accord sur 90 % (des questions portant sur le barrage) depuis le début des négociations en juin 2020, mais après le dernier cycle de négociations de l'Union africaine en janvier 2021 les différences se sont accrues", sans la nature des différends en question.

Le ministre soudanais de l’Irrigation a fait savoir que "le Soudan suit toutes les étapes juridiques qui sauvegardent ses droits, et nous pensons toujours que la négociation est le moyen le plus approprié, face à cette solution".

Dans le cadre des négociations, qui demeurent bloquées depuis des mois, l'Éthiopie a informé les deux pays en aval du Nil, l'Égypte et le Soudan, qu’elle entamait, le 5 juillet dernier, le processus d'un deuxième remplissage en eau du barrage, et ce, sans être parvenue à un accord tripartite, ce que le Caire et Khartoum ont rejeté considérant cette mesure comme une mesure unilatérale.

Le 8 juillet dernier, le Conseil de sécurité de l'ONU a conclu qu'il était nécessaire de négocier intensivement l’affaire du barrage de la Renaissance, sous l’égide de l'Union africaine, afin de signer un accord juridique contraignant qui réponde aux besoins des trois pays.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

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