Fatma Bendhaou
20 Février 2022•Mise à jour: 20 Février 2022
AA/Alger/Aksil Ouali
Sept « terroristes » ont été éliminés, samedi, dans la wilaya (département) de Skikda, dans l’est de l'Algérie, a annoncé le ministère algérien de la Défense dans un communiqué.
« L’opération de recherche et de ratissage toujours en cours dans la forêt d'Oued Edouar, près de la commune de Beni Zid, daïra de Collo, wilaya de Skikda, en 5ème Région militaire, s’est soldée, hier samedi 19 février 2022, par l’élimination de sept (07) terroristes et la récupération de six (06) pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, un (01) fusil à lunette, des quantités considérables de munitions, des moyens de communication ainsi que des vêtements, des médicaments et d'autres effets », a précisé la même source.
Le ministère algérien de la Défense a identifié, ce dimanche, les éléments neutralisés qui ont rejoint le maquis entre 1994 et 2009. « Il s’agit de : Far Rachid, dit Abdelhay, qui avait rallié les groupes terroristes en 1994, de Ferkous Abdelkrim, dit Nouh, qui avait rallié les groupes terroristes en 1994, de Dib Ilyes, dit Abou Ismaïl, qui avait rallié les groupes terroristes en 1995 et de Bouyessri Kamel, dit Ibrahim El-Kaïda, qui avait rallié les groupes terroristes en 1996 », a-t-on précisé.
Les trois autres ont rejoint les groupes armés après 2000, a ajouté le ministère algérien. Il s’agit de « Ghodhbane Abdelkrim, dit Abbas El Kharoubi, qui avait rallié les groupes terroristes en 2002, de Yousfi Khaled, dit El Gaâgaâ, qui avait rallié les groupes terroristes en 2008, et Sekkat Azzedine, dit Djaber El Merrouki, qui avait rallié les groupes terroristes en 2009 ».
Le ministère algérien de la Défense n’a pas donné plus de détails sur l’affiliation de ces « terroristes ».
Depuis le début des années 1990, l’Algérie a connu une véritable « guerre civile » qui s’est soldée par plus de 100 000 morts. Plusieurs groupes armés ont été actifs dans le pays, dont le GIA (Groupe islamique armé), l’AIS (Armée islamique du salut qui a mis fin à son activité vers la fin des années 1990) et le GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). Ce dernier s’était allié à Al-Qaïda au Maghreb et plusieurs de ses éléments avaient rejoint le Sahel.
D’autres avaient prêté allégeance à l’Etat islamique (EI) en créant le groupe appelé Jound Al-Khilafa qui a revendiqué, en 2014, le kidnapping et la décapitation du guide de haute montagne français, Hervé Gourdel, en Kabylie (100 km à l’est d’Alger).