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Algérie : Peines réduites pour l’ancien patron de la police, Abdelghani Hamel, sa femme et ses enfants

- Il écope de 8 ans de prison ferme

Fatma Bendhaou   | 24.11.2021
Algérie : Peines réduites pour l’ancien patron de la police, Abdelghani Hamel, sa femme et ses enfants

Algeria


AA/Alger/Aksil Ouali

L’ancien directeur général de la sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, ex-patron de la police algérienne poursuivi dans des affaires de corruption, a bénéficié d’une réduction de sa peine. Selon le verdict prononcé, mercredi, par le juge près la Cour d’Alger, cet ancien haut responsable a été condamné à huit ans de prison ferme.

La même Cour l’avait condamné, en août 2020, à 12 ans de prison ferme. La défense de l’ex-DGSN avait alors introduit un pourvoi en cassation auprès de la Cour suprême qui a ordonné l’organisation d’un nouveau procès. Poursuivis pour les mêmes chefs d’accusation de « corruption » et « d’abus de fonction », « blanchiment d’argent », « enrichissement illicite », « trafic d’influence » et « obtention d’assiettes foncières par des moyens illégaux », la femme et les enfants d’Abdelghani Hamel ont vu également leurs peines réduites.

Selon le prononcé du verdict, Amiar, Chafik et Mourad Hamel ont été respectivement condamnés à 5, 4 et 3 ans de prison ferme. Sa fille Chahinez a écopé de 18 mois de prison avec sursis, alors que son épouse Annani Salima est condamnée à une peine d’un an de prison avec sursis. Lors du premier procès en appel, les membres de la famille de l’ex-DGSN ont été condamnés à des peines allant de 5 à 8 ans de réclusion.

Outre la famille Hamel, l’ancien wali de Tipasa (50 km à l’ouest d’Alger), Moussa Ghellaï, a été condamné à trois ans de prison ferme et l’ancien directeur général de l’Office public de la gestion et de la promotion immobilières (OPGI) d’Hussein Dey (Alger), Mohamed Rehaimia, a été condamné à deux ans de prison ferme.

Pour sa part, Abdelghani Zaalane, ancien wali d’Oran et ex-ministre des Travaux publics, a été condamné à un an de prison ferme, tandis que l’ancien directeur des Domaines de Tipasa, Bouamrane Ali, a écopé d’un an avec sursis.

Pour rappel, le Procureur général près la Cour d’Alger avait requis, à l’ouverture de ce procès, une peine de 16 ans de prison ferme à l’encontre d'Abdelghani Hamel et 12 ans de prison à l’encontre de ses trois fils, Amiar, Chafik et Mourad.

Une peine de 3 ans de prison ferme avait été requise à l’encontre de Chahinez et le verdict prononcé à l’encontre d’Annani Salima a été confirmé. Un autre procès attend également Abdelghani Hamel. Celui-ci était prévu pour, ce mercredi au tribunal de Boumerdès (40 km à l’Est d’Alger), avant d’être renvoyé au 15 décembre prochain, en raison de son absence à l’audience.

Pour rappel, l’ex-DGSN a été arrêté au début de l’année 2019 et placé en détention, dans le cadre de la campagne dite de « lutte contre la corruption », lancée dans la foulée du mouvement populaire, Hirak. Une campagne qui a ciblé de hauts fonctionnaires de l’Etat au temps de l’ancien Président, Abdelaziz Bouteflika (1999-2019), dont son propre frère, Saïd Bouteflika. Parmi les personnes arrêtées et jugées, il y a aussi deux anciens premiers-ministres et des ministres.

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