Afrique

Algérie : dissolution de l’association Rassemblement Action Jeunesse

- Très active durant le "Hirak" du 22 février 2019.

Lassaad Ben Ahmed   | 13.10.2021
Algérie : dissolution de l’association Rassemblement Action Jeunesse

Algeria

AA / Algérie / Aksil Ouali

Le tribunal administratif d’Alger a prononcé, mercredi 13 octobre, la dissolution de l’association Rassemblement Action Jeunesse (RAJ).

« Le verdict du procès opposant le ministère de l’Intérieur à l’association RAJ vient de tomber. Le juge près le tribunal administratif d’Alger vient de prononcer la dissolution de l’association RAJ », annoncent les responsables de l’association dans un communiqué rendu public.

Selon la même source, « cette décision qui tombe tel un couperet » est intervenue « malgré le travail des avocats qui ont montré dans les requêtes et dans les plaidoiries que le dossier est vide dans le fond et dans la forme, comme ils ont pu aussi déconstruire une requête basée sur des suppositions sans aucune preuve».

«Ce verdict ne va pas nous affaiblir, n’effacera pas les 28 ans d’existence, de résistance et de lutte pour la citoyenneté, la liberté et la démocratie. Le RAJ est ancré dans la société et dans les esprits des militants-es et des algériens-es », ajoute le communiqué, précisant que « les avocats vont introduire à la fois un appel pour la suspension de l’exécution de la décision du tribunal et un appel auprès du conseil d’Etat ».

La dissolution de cette organisation est intervenue suite à une plainte du ministère de l’Intérieur, datée du mois de juin dernier. Le ministère reproche à l’Association « ses liens avec des partis politiques », « des relations avec des associations étrangères (tunisiennes et françaises) » et « ses activités jugées en violation de ses statuts ».

Fondée en 1992, le RAJ était très actif, durant notamment le Hirak du 22 février 2019 où ses militants étaient très impliqués dans le mouvement populaire.

En raison de cet activisme, une dizaine de cadres de l’Association, dont son président Abdelouhab Fersaoui ont été arrêtés et emprisonnés pendant plusieurs mois. Mais la majorité d’entre eux ont été libérés en janvier 2020, avant d’être acquittés par la justice.

Seul Abdelouhab Fersaoui a été condamné à un an de prison pour « atteinte à l’unité nationale ».

Pour rappel, le ministère algérien de l’Intérieur a entamé plusieurs actions en justice pour la dissolution des partis d’obédience démocratique, dont l’Union pour la citoyenneté et le progrès (UCP) et le parti socialiste des travailleurs (PST).

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