Afrique

Al-Sarraj discute avec l’ambassadeur américain à Ankara de la levée du blocus sur les champs pétrolifères

- Lors d’une réunion tenue dans la ville d’Istanbul, indique un communiqué publié par le Conseil présidentiel du gouvernement libyen

1 23   | 24.07.2020
Al-Sarraj discute avec l’ambassadeur américain à Ankara de la levée du blocus sur les champs pétrolifères

Ankara

AA/Istanbul

Le Chef du gouvernement libyen, Fayez al-Sarraj, a discuté, vendredi, avec l’ambassadeur américain en Turquie, David Satterfield, de la levée du blocus sur les champs de pétrole en Libye.

C’est ce qui ressort d’une réunion entre les deux parties, tenue à Istanbul en marge de la visite d’al-Sarraj à la ville, indique un communiqué publié par le Bureau d’information du gouvernement libyen.

Al-Sarraj a souligné, lors de cette réunion, qu’« il est extrêmement nécessaire de rouvrir les champs de pétrole et de reprendre l’exportation, sous la supervision de la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) ».

Les deux parties ont également discuté des « développements en Libye et des moyens de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays amis », ajoute le communiqué.

Al-Sarraj et Satterfield ont convenu d’opter pour « la solution politique à la crise libyenne, de respecter de la résolution onusienne 2510 de 2020 ainsi que les recommandations du sommet de Berlin ».

Cette rencontre intervient le lendemain d’un entretien téléphonique entre l’ambassadeur américain en Libye, Richard Norland, et le président du parlement de Tobrouk (Est de la Libye), Aguila Salah, lors duquel ils ont discuté de la reprise de la production du pétrole en Libye.

Le parlement de Tobrouk est présidé par Aguila Salah, allié du Général putschiste Khalifa Haftar, dont les milices bloquent la majorité des ports et champs de pétrole dans le pays, depuis près de 6 mois.

Ce blocage est imposé sous prétexte que les revenus de la vente du pétrole sont exploités par le gouvernement libyen, reconnu par la communauté internationale, pour renforcer l’armée.

La Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a estimé les pertes dues à l’arrêt de la production à plus de 7 milliards de dollars.

La production du pétrole en Libye a atteint, avant la fermeture des champs, 1.22 millions de barils par jour, selon des données superposées de la NOC et de l’Organisation des pays exportateurs du pétrole (OPEP).

Le conflit armé entre la milice de Haftar et le gouvernement libyen, reconnu par la communauté internationale, dure depuis des années en Libye et a fait de nombreux blessés et morts parmi les civils ainsi que d’énormes dégâts matériels.

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