Afrique

Égypte: des peines de 3 à 5 ans de prison prononcées contre six prévenus, dont un ex-député et deux journalistes

-Pour « diffusion de fausses nouvelles de nature à porter atteinte à la sécurité nationale », selon des médias locaux, gérés par l’Etat.

1 23   | 17.11.2021
Égypte: des peines de 3 à 5 ans de prison prononcées contre six prévenus, dont un ex-député et deux journalistes

Istanbul

AA/Égypte

Un tribunal égyptien d’exception a prononcé des peines de prison définitives contre six prévenus, dont un ex-député et deux journalistes, condamnés pour « diffusion de fausses nouvelles », selon des médias locaux gérés par l’Etat.

L'Agence de presse officielle égyptienne (MENA) a déclaré que « le tribunal d'urgence de la Sûreté d'État a condamné Ziad el-Elaimi à 5 ans de prison, ainsi que 5 autres prévenus, pour diffusion de fausses nouvelles de nature à porter atteinte à la sécurité nationale ».

« Les journalistes Hicham Fouad et Hossam Monis ont écopé d’une peine de quatre ans de prison, alors que les trois autres prévenus se sont vu infliger trois ans de prison », rapporte l’Agence MENA.

Le quotidien égyptien Al-Ahram (officiel) a rapporté que le Parquet suprême de la Sûreté de l’Etat (en charge des affaires liées à la sécurité nationale) avait renvoyé l'affaire devant le tribunal d'urgence de la Sûreté d’État, en juin dernier.

Les six prévenus dans cette affaire sont : Ziad el-Elaimi, Hicham Fouad, Hossam Monis, Mohamed Bahnassi Massoud, Hossam Abdel Nasser, et Fatma Abul Maati.

Les accusations, qui ont été démenties par les avocats des prévenus, portent sur « la diffusion de fausses nouvelles de nature à porter atteinte à la sécurité nationale, à travers leurs comptes sur les réseaux sociaux ».

Selon la loi égyptienne, aucun appel ne peut être interjeté contre un jugement rendu par le tribunal d'urgence de la Sûreté d’État.

Ziad el-Elaimi, avocat et ex-député de l’opposition, est l'une des figures de la révolution égyptienne de janvier 2011, qui a renversé le président de l'époque Mohamed Hosni Moubarak.

Bien que l’Égypte a levé en octobre dernier, l’état d'urgence en vigueur depuis 2017, les tribunaux d’exception continuent de rendre des jugements dans les affaires qui avaient été renvoyées devant sa juridiction, avant cette décision.


*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail


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