Mücahithan Avcıoğlu
09 Avril 2026•Mise à jour: 09 Avril 2026
AA / Istanbul
Les prix du gaz naturel en Europe ont connu une hausse importante jeudi après de fortes baisses. La hausse a été enclenchée par des informations des médias iraniens et de nouvelles perturbations dans le détroit d’Ormuz qui ont ravivé les doutes sur le cessez-le-feu négocié par les États-Unis et relancé les inquiétudes concernant l’approvisionnement mondial en carburant.
Le gaz naturel, échangé sur l’indice de référence néerlandais TTF, a augmenté de 2,5 % pour atteindre 46,3 euros (54 dollars) à 07h45 GMT. L’indice TTF avait dépassé les 62 euros le mois dernier, en lien avec la fermeture du détroit d’Ormuz et les attaques iraniennes contre des installations énergétiques dans la région du Golfe.
Initialement, mercredi, les prix du gaz avaient chuté de 20 % pour passer sous la barre des 43 euros après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Téhéran et Washington, réduisant les inquiétudes immédiates concernant les perturbations de l’approvisionnement au Moyen-Orient.
La confiance du marché a été affectée par une information de l'agence de presse Tasnim, citant une source informée, que l’Iran pourrait se retirer du cessez-le-feu soutenu par les États-Unis si Israël poursuivait ses attaques au Liban. Par ailleurs, les médias iraniens ont également indiqué que le transit des pétroliers dans le détroit d’Ormuz avait de nouveau été interrompu à la suite de frappes israéliennes au Liban, malgré le passage sans incident de deux tankers peu après l’annonce du cessez-le-feu.
Jeudi, Tasnim a rapporté qu’un « grand nombre » de navires étaient bloqués dans ce passage stratégique. Cette information est intervenue quelques heures après que la télévision d’État iranienne IRIB a cité l’Organisation des ports et de la navigation maritime, selon laquelle les navires souhaitant franchir le détroit doivent coordonner avec la marine des Gardiens de la révolution islamique et emprunter des routes désignées.
Par ailleurs, une porte-parole de la Commission européenne a déclaré mercredi que la crise des prix de l’énergie « ne sera pas de courte durée », même si l’Iran s’oriente vers une réouverture du détroit d’Ormuz après l’accord de cessez-le-feu. Anna-Kaisa Itkonen a souligné que l’apaisement des tensions immédiates dans ce corridor maritime clé ne signifie pas un retour rapide à des marchés énergétiques stables.