Politique, Économie

Le gouverneur de la Banque du Liban nie toute implication dans des transferts de fonds à l'étranger

- Déclarant que les nouvelles publiées à cet égard sont « fausses et fabriquées de toutes pièces ».

Mounir Bennour   | 19.01.2021
Le gouverneur de la Banque du Liban nie toute implication dans des transferts de fonds à l'étranger

Beyrut

AA /Beyrouth

Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salameh, a démenti ce mardi les allégations de transferts financiers qu'il aurait effectués vers l'étranger, que ce soit en son nom, au nom de son frère ou de son assistante, soulignant qu'il s'agit de « fausses informations fabriquées de toutes pièces ».

C'est ce qui est ressorti d'un communiqué de la Banque du Liban, dont l'Agence Anadolu a reçu une copie, suite à des informations publiées par les médias locaux et internationaux à propos d'une requête européenne au Liban, pour lancer une enquête sur Salameh et les transferts financiers.

D'après le communiqué, Salameh a déclaré qu'il était « attaché aux lois libanaises et internationales, et coopérait avec ceux qui s'intéressent au Liban et à sa situation financière et bancaire au niveau national comme à l'international ».

Le journal libanais Al-Akhbar a publié dans son numéro d'aujourd'hui que le Liban a officiellement reçu une demande des autorités de l'Union européenne et de la Suisse pour fournir une assistance judiciaire dans une enquête en cours, sur un dossier de transferts financiers appartenant au gouverneur de la Banque du Liban.

Selon le communiqué de la Banque du Liban, les informations publiées « feront l'objet de poursuites judiciaires contre ceux qui les ont publiées et continuent de les relayer avec l'intention de persister dans la diffamation ».

Les banques libanaises imposent des restrictions sur le retrait effectué sur des dépôts en dollars, à la lumière d'une crise économique et sociale, qui a conduit au déclenchement de manifestations de masse en octobre 2019.

Le prix d'un dollar sur le marché parallèle s'est élevé à 8.500 livres, contre les 1.515 livres sur le marché légal.

Au début de ce mois, le gouverneur de la Banque du Liban a déclaré dans une interview à la chaîne « France 24 », que l'ère de la fixation du taux de change de la lire par rapport au dollar « a pris fin », et nous nous dirigeons vers un taux flexible fixé par le marché.

Depuis plus d'un an, le Liban traverse une grave crise économique, la pire depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), qui a conduit à un effondrement monétaire, à d'importantes pertes financières subies par la Banque centrale et à des manifestations contre la « corruption endémique ».

Selon les données du Fonds monétaire international, le produit intérieur brut, qui a atteint 53 milliards de dollars en 2019, devrait baisser de manière inédite pour atteindre les 18 milliards de dollars au terme de l'année 2020 (les chiffres n'ont pas encore été annoncés).

Concernant la dette publique du pays, elle a atteint environ 95 milliards de dollars, à la fin du mois de septembre 2020, selon des chiffres relevés par la société Information International (entreprise privée spécialisée dans le suivi de données).


*Traduit de l'arabe par Mounir Bennour.

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