Économie

"L’économie turque a fait preuve d’une résistance extrêmement impressionnante"

- Déclaration d'Ed Parker, de la société de notation internationale Fitch Ratings.

Gökhan Kurtaran,Tuncay Çakmak   | 19.09.2019
"L’économie turque a fait preuve d’une résistance extrêmement impressionnante"

London, City of

AA - Londres

Pour Ed Parker, Directeur du Groupe de notation des Pays d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique (EMEA) au sein de la société de notation internationale Fitch Ratings, "l’économie turque a fait preuve d’une résistance extrêmement impressionnante".

Dans une intervention lors d’une conférence internationale à Londres, jeudi, Parker a commenté les performances de l’économie turque ces derniers mois.

Il a d’abord expliqué que les voyants de l’économie turque passent au positif.

"Certaines bases [économiques] de la Turquie sont encore très solides, comme le bilan public et la faible dette publique. Les banques privées sont d’un certain point de vue en bon état. Le secteur privé reste flexible et dynamique", a-t-il assuré, avant d’ajouter :

"Par ailleurs, la Turquie, en se sortant de la crise financière de l’été 2018, a fait preuve d’une résistance extrêmement impressionnante."

Ed Parker a également souligné les très bonnes performances de la Turquie en matière de déficit des comptes courant.

"La Turquie est passée d’un déficit de 60 milliards de dollars à un excédent. De plus, aucune difficulté n’a été rencontrée pour attirer les capitaux qui a permis ce redressement. Il y a un an, il existait des doutes sur cette capacité. Par ailleurs, aujourd’hui, l’inflation recule et la croissance est relancée", a-t-il expliqué.

Pour le responsable de l’EMEA, un autre indicateur de l’économie turque est intéressant à observer : celui des réserves.

"La Turquie a au total près de 100 milliards de dollars de réserves, dont 30 milliards en devises. Cet indicateur est pour nous beaucoup plus important", a-t-il relevé.

Mais pour autant, il reste certains points à corriger, a affirmé Parker.

"L’endettement public par rapport au PIB national sera de l’ordre de 4% à la fin de l’année, ce qui est quelque peu élevé, et la qualité des actifs bancaires se détériore", a-t-il noté.

Pour Ed Parker, les éventuelles sanctions américaines, les incertitudes sur la scène internationale, et les développements régionaux comme en Syrie, sont aussi des facteurs de risque.

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