Serap Dogansoy
30 Juillet 2026•Mise à jour: 30 Juillet 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Quelque 61 500 salariés sont toujours dans l’incapacité de travailler en Gironde en raison de l’incendie qui frappe le département depuis le 22 juillet, a annoncé ce jeudi le ministre de l’Économie, Roland Lescure.
Au total, 19 500 établissements demeurent fermés, contre 23 000 précédemment. Environ 4 000 ont pu reprendre leur activité, permettant à près de 20 000 salariés de retourner au travail.
Cette reprise constitue une « bonne nouvelle » et montre que le feu « commence à être maîtrisé », a estimé Roland Lescure sur France Inter. L’incendie reste toutefois « loin d’être éteint », a-t-il prévenu avant une nouvelle réunion de crise à Bercy.
Des aides ciblées
Le gouvernement entend, dans un premier temps, préserver la trésorerie des entreprises touchées. Les salariés empêchés de travailler peuvent bénéficier du dispositif d’activité partielle, y compris les saisonniers ayant déjà signé leur contrat.
Les entreprises peuvent également demander le report de leurs échéances fiscales et sociales. Roland Lescure a appelé les banques à différer les remboursements de prêts et à faciliter l’accès aux financements de trésorerie. Les assureurs se sont, de leur côté, engagés à prolonger les délais de déclaration des sinistres et à accélérer les expertises et les indemnisations.
Les travailleurs indépendants peuvent obtenir jusqu’à 8 000 euros d’aide auprès de leur régime de protection sociale, contre un plafond habituel de 2 000 euros, selon le ministre.
Roland Lescure a cependant écarté, à ce stade, un soutien généralisé comparable au « quoi qu’il en coûte » mis en place pendant la pandémie de Covid-19.
« Il faut des dispositifs exceptionnels, mais bien ciblés », a-t-il affirmé, estimant que les besoins différaient selon les secteurs. Le tourisme, le commerce et les activités saisonnières devraient faire l’objet d’une attention particulière.
Déclaré le 22 juillet à Saumos, l’incendie en Gironde a parcouru 42 000 hectares et entraîné d’importantes évacuations. Si plusieurs habitants et professionnels ont été autorisés à regagner les secteurs sécurisés, une partie de l’activité économique reste paralysée.