Serap Dogansoy
03 Août 2026•Mise à jour: 03 Août 2026
L’incendie de Saumos a révélé la présence d’obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans deux quartiers du Porge, en Gironde, où au moins 75 munitions ont été récupérées depuis vendredi, ont indiqué ce lundi les autorités.
Les secteurs de Plein Soleil et du Ferron restent interdits d’accès malgré l’autorisation accordée aux autres habitants de regagner leur domicile. Les démineurs poursuivent leurs recherches sur une parcelle incendiée de cinq hectares, tandis qu’un champ voisin pourrait également être concerné.
« Il en reste davantage », a prévenu le commandant Philippe, chef du centre de déminage de Bordeaux. Les équipes ramassent en priorité les obus visibles afin de permettre le retour des habitants, avant de traiter ultérieurement les munitions enfouies.
Des déflagrations pendant l’incendie
Des explosions entendues pendant l’incendie avaient d’abord été attribuées à des bonbonnes de gaz. Elles pourraient toutefois avoir été provoquées par ces munitions, selon le commandant Thomas Mimiague, du Service départemental d’incendie et de secours de la Gironde (SDIS 33).
« Avec le temps qui passe, les obus deviennent plus sensibles, et avec la chaleur aussi », a mis en garde le responsable du déminage.
Des panneaux portant la mention « Danger de mort absolu, présence d’obus » ont été installés autour du périmètre. Un éclat a notamment percé une clôture, laissant un trou noirci de la taille d’une balle de tennis.
Un dépôt dont l’origine reste inconnue
Les munitions découvertes sont françaises et allemandes. Il s’agit principalement d’obus de mortier, armes explosives tirées à courte distance, ainsi que de quelques projectiles à tête explosive destinés aux chars.
« Il ne s’agit pas d’un lieu de stockage officiel. On ne sait pas trop pourquoi ils sont là, on pense qu’ils ont été un peu abandonnés », a expliqué le commandant Thomas Mimiague.
Les obus seront placés en sécurité, puis détruits sur un terrain militaire.
Le Porge est la commune la plus touchée par les destructions d’habitations en Gironde, avec plus de 180 maisons brûlées. L’incendie est désormais fixé, c’est-à-dire qu’il ne progresse plus, mais les opérations de surveillance et de sécurisation se poursuivent.