ANKARA - ''Le problème peut être résolu par une phrase'', a
déclaré mercredi le Premier ministre M. Recep T. Erdoðan de retour de son voyage
en Espagne, où il a pris part au forum d'Alliance des civilisations.
''La résolution du problème du port du foulard (ou du voile) islamiques sur
les campus ou dans la fonction publique peut être facilement résolu. Il n'y a pas
besoin d'attendre la nouvelle constitution, il suffit que les vues convergent sur
une expression'', a-t-il indiqué, en répondant aux questions des journalistes.
''Si la Turquie ne parvient pas à résoudre ce problème, cela signifie qu'il
existe une sérieuse difficulté sur le plan des libertés'', a-t-il ajouté en
précisant que la question du voile devait être abordée au niveau de la question
des libertés. ''C'est pour ça que j'ai déclaré (en Espagne) que ''même si le
voile est un symbole politique on ne peut pas l'interdire. On ne peut interdire
aucun symbole''''.
''Nous sommes entièrement prêts à contribuer à la résolution du problème,
avec la contribution de tous les partis... Le MHP, (parti de l'Action
Nationaliste, principal parti de l'opposition), se déclare également prêt à
contribuer, il n'y a que le CHP, (parti Républicain du Peuple, principal parti de
l'opposition, social démocrate), qui est absent'', a-t-il conclu.
Le port du voile islamique est strictement interdit sur les campus en Turquie,
pays musulman à 99% et laïc, et dans la fonction publique. (ENV-ULG) |